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Pourquoi étiqueter les OGM?

NOTRE SANTÉ

Vingt ans après leur arrivée sur le marché, 85 % des OGM dans le monde sont créés pour résister à des herbicides tel que l’herbicide à base de glyphosate Roundup de Monsanto (1). L’usage de ce type de culture a entraîné une augmentation de l’utilisation des herbicides, particulièrement de ceux contenant du glyphosate. Le glyphosate est employé avec pratiquement toutes les cultures GM et est le pesticide le plus vendu dans la province du Québec. Les ventes de glyphosate ont augmenté de 71 % de 2006 à 2011 (2) et ce, malgré l’intention du gouvernement de diminuer le nombre de pesticides utilisés à travers la province. En octobre 2015, Radio-Canada titrait même « Québec a perdu le contrôle des pesticides ». Le glyphosate, ainsi que des dizaines d’autres pesticides, se retrouvent donc dans notre alimentation et notre environnement, notamment dans nos cours d’eau (3), posant d’importants risques de santé pour la population québécoise.


Il y a très peu études examinant les risques des OGM sur la santé, mais il en existe plusieurs sur les effets négatifs associés à l’usage des pesticides, particulièrement le glyphosate. L’innocuité des OGM sur la santé n’a pas encore été démontrée, mais l’on reconnaît de plus en plus leurs risques potentiels, notamment en raison de la résistance des OGM aux pesticides.

L’étiquetage des OGM nous permettrait de choisir les aliments que nous consommons et, par la même occasion, d’influencer les modèles de production agricole afin de protéger notre santé et celle des générations futures. Exigeons le droit de savoir!

Les impacts des OGM sur la santé

Les OGM pourraient avoir certains impacts sur notre santé. Toutefois, très peu d’études ont été menées sur ces risques, en partie en raison du brevetage qui restreint la recherche indépendante. Voyons voir pourquoi il y a si peu d’études sur les OGM et quels pourraient être leurs impacts potentiels sur la santé.

Études sur les OGM

Un des facteurs importants qui contribue au faible nombre d’études menées sur les impacts de ces biotechnologies est le fait que nous ne pouvons pas étudier les OGM brevetés sans les autorisations des compagnies détenant les brevets (4). Le lobbying, la commandite de la recherche et de l’éducation, et le dénigrement des critiques via l’usage de firmes de relations publiques peuvent aussi expliquer pourquoi le nombre d’études et de critiques sont limitées. (5)

« Le fait que les données de recherche privée ne soient pas rendues publiques s’avère plutôt inquiétant. À l’heure actuelle, les chercheurs intéressés par les OGM ne peuvent valider les résultats de recherche des entreprises privées, car la plupart de ces produits sont brevetés et, par le fait même, très difficiles, voire impossibles à obtenir. Cette situation limite grandement la recherche faite à l’extérieur des laboratoires des grandes compagnies détentrices de ces brevets. Dans les rares cas où des chercheurs non liés à ces entreprises parviennent à obtenir ces produits, ils se doivent de signer des contrats de non-divulgation de résultats négatifs. Ainsi, seuls les résultats positifs sont connus du milieu. »

- Extrait de la Position de l’Ordre des agronomes du Québec sur les organismes génétiquement modifiés (4)

De plus, Santé Canada approuve des aliments GM sans réaliser de tests d’innocuité. En 2001, le groupe d’experts de la Société royale du Canada sur l’avenir de la biotechnologie alimentaire a recommandé qu’une approche différente soit adoptée pour évaluer les risques des OGM (6). En 2003, la Commission de l’éthique, de la science et de la technologie du Québec a rendu un avis similaire, en invitant le gouvernement du Québec à faire des démarches auprès du gouvernement fédéral canadien pour que « les exigences réglementaires dans les processus d’approbation, de contrôle et de surveillance à long terme des OGM, peu importe le domaine de leur application, soient supérieures à celles qui existent déjà pour les produits nouveaux » (7).

Absence de consensus scientifique

Même si les OGM sont commercialisés depuis maintenant plus de 20 ans, la littérature scientifique sur les aliments GM, notamment les études indépendantes et à long terme, demeure restreinte et contradictoire. En 2013, près de 300 scientifiques ont fait une déclaration conjointe à l’effet qu’il n’y a toujours pas de « consensus scientifique » sur l’innocuité des OGM et que « les décisions sur l’avenir de notre alimentation et de notre agriculture ne doivent pas être fondées sur l’allégation trompeuse et non représentative qu’un « consensus scientifique » existe sur la sécurité des OGM. ».

« Les résultats des recherches scientifiques dans le domaine de la sécurité des cultures GM sont nuancés, complexes, souvent contradictoires ou non concluants, confondus par les choix, les hypothèses et les sources de financement des chercheurs et, en général, ont soulevé plus de questions qu’ils n’ont apporté de réponses. »

- Extrait de « Statement: No scientific consensus on GMO safety », Déclaration de plus de 300 chercheurs publiée via European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility, Janvier 2015 (8)

Les impacts potentiels des OGM sur la santé

En 2001, le groupe d’experts de la Société royale du Canada sur l’avenir de la biotechnologie alimentaire (6) a identifié trois catégories de risques potentiels pour la santé humaine :

  • la création de nouvelles substances toxiques;
  • les changements de teneurs en éléments nutritifs des aliments;
  • la création de nouveaux allergènes.

Chaque aliment GM doit être examiné au regard de chacun de ces risques. Plusieurs études existantes montrent que les aliments GM peuvent effectivement être toxiques, allergènes ou entraîner des changements de valeur nutritive (9).

Parmi les risques potentiels sur la santé de l’usage des OGM, nommons :

La toxicité

Plusieurs études ont révélé des signes de toxicité des OGM, sur les reins et le foie par exemple. Cela peut notamment indiquer l’apparition de maladies chroniques. D’autres études démontrent des effets toxiques, tels que des lésions des organes (9).

Certaines plantes sont modifiées afin de produire des toxines Bt (issue d’une bactérie qui vit dans les sols appelée Bacillus thuringiensis) afin de tuer les insectes. Les protéines Bt sont présumées ne pas être nocives pour l’humain, mais certaines études remettent en question l’hypothèse selon laquelle les protéines Bt sont dégradées dans le système digestif humain (10). Une étude menée en 2011 par Aziz Aris et Samuel Leblanc, de l’Université de Sherbrooke au Québec a révélé qu’une toxine Bt (Cry1Ab) était présente dans le sang de femmes enceintes et de leurs fœtus (11).

La toxicité des herbicides employés dans la majorité des cultures GM doit également être évaluée avec des études à long terme, telle que celle menée sur le maïs GM NK603 pendant deux ans par Gilles-Éric Séralini, biologiste moléculaire de l’Université de Caen en France. Il s’agit de l’étude la plus approfondie jamais menée sur un aliment GM et les pesticides qui y sont associés (12).


Reproduire celle-ci et d’autres études permettrait de confirmer ou d’infirmer ces résultats. Mener des tests plus poussés pourrait confirmer les impacts sur la santé humaine et aider à en identifier les causes. Malheureusement, les études à long-terme sont rarement menées par des organismes indépendantes, incluant les départements gouvernementaux.

Les allergies

Les allergies alimentaires surviennent lorsque le système immunitaire du corps réagit aux protéines des aliments comme si celles-ci étaient nocives (13). Une réponse allergique peut être déclenchée par l’exposition à une protéine étrangère qui n’avait jamais été absorbée par voie alimentaire auparavant ou encore par une augmentation de la quantité d’allergènes naturels (une augmentation dans l’allergénicité endogène d’une denrée alimentaire) engendrée par l’introduction de nouveau matériel génétique comme dans certains OGM.


La cause de l’augmentation des allergies alimentaires (14) en Amérique du Nord est largement méconnue (8). La question de l’allergénicité avec les aliments GM demeure problématique pour l’évaluation des risques et, comme l’a souligné le groupe d’experts de la Société royale du Canada sur l’avenir de la biotechnologie alimentaire, la multiplication du nombre d’aliments GM présents sur le marché et l’exposition accrue à ceux-ci fera augmenter la probabilité de risque d’allergie (6).

Les gènes marqueurs résistants aux antibiotiques

L’approbation d’aliments GM produits avec des gènes marqueurs résistants aux antibiotiques est déconseillée internationalement en raison du risque - même faible - que ces gènes puissent se transmettre aux bactéries intestinales. Pourtant, la plupart des aliments GM sur le marché ont été conçus de cette façon, y compris la pomme GM sans brunissement approuvée en 2015 au Canada (16).


La résistance aux antibiotiques chez les bactéries pathogènes constitue un problème mondial de plus en plus sérieux, qui menace l’avenir des traitements médicaux aux antibiotiques. Les bactéries développent une résistance aux antibiotiques en créant des gènes résistants aux antibiotiques par l’entremise de mutations naturelles et il y a des craintes à l’effet que les bactéries vivant dans le système digestif des humains et des animaux puissent intégrer un gène de résistance aux antibiotiques avant que l’ADN de l’aliment GM soit complètement digéré. Alors que l’Organisation mondiale de la santé et la Commission européenne considèrent que cette probabilité demeure faible, elles déconseillent l’usage de tels gènes (17). La Commission européenne note également que « si les plantes GM dotées de gènes résistant aux antibiotiques sont cultivées sur une très vaste superficie, la possibilité d’un transfert de gènes à d’autres organismes (transfert génétique horizontal), normalement rare, pourrait devenir prépondérante (18) ». Rappelons que nous avons, au Québec, de très grandes surfaces de cultures GM avec plus de 500 000 hectares ensemencés en 2014 (19).

Le rôle de l’exposition alimentaire

Le groupe d’experts de la Société royale du Canada a souligné la nécessité de tenir compte de l’exposition alimentaire lors de l’évaluation du risque : « la probabilité d’un effet toxicologique est effectivement liée, non seulement à la nature de la substance à laquelle une personne pourrait être exposée, mais aussi au degré d’exposition » (20). Le groupe d’experts a également indiqué que le risque potentiel de développer des réactions toxiques ou allergiques aux aliments GM augmenterait probablement avec une exposition accrue (21).


Toutefois, les autorités réglementaires gouvernementales canadiennes ne connaissent pas notre degré d’exposition aux aliments GM, car il n’existe aucun système de surveillance de la consommation humaine d’aliments GM au Canada.

Pour plus d’information sur les effets sur notre santé, consultez le rapport de l’Enquête OGM 2015 Les OGM sont-ils bénéfiques pour les consommateurs?

Les impacts des pesticides sur la santé

Les pesticides posent des risques importants pour notre santé et l’environnement. Les études sur le sujet se sont multipliées, particulièrement sur le glyphosate, l’ingrédient principal de la formule Roundup de Monsanto et le pesticide le plus massivement utilisé sur les cultures GM. Il s’agit du pesticide le plus vendu au Québec et ses ventes ont augmenté de 71 % de 2006 à 2011 (2).

« L'usage des pesticides est maintenant tellement répandu dans notre société que nous avons tendance à oublier que ces produits sont d'abord élaborés pour détruire et contrôler des organismes jugés indésirables ou nuisibles. Lorsque l'on applique des pesticides, l'environnement peut être contaminé par ces substances, que ce soit l’eau, l’air ou le sol. Ils peuvent avoir des effets nocifs sur les organismes non visés, y compris l'être humain. C'est pourquoi de nombreux pays ont légiféré afin de contrôler la vente et l'usage de ces produits. »

- MDDELCC (22)

Les impacts des pesticides sur la santé

Parmi les impacts sur la santé associés à l’usage des pesticides en général et à ceux utilisés dans les cultures GM, nommons :

Le cancer

D’une façon générale, les recherches montrent qu’une exposition aux pesticides, même à des quantités très faibles, peut conduire à un risque accru de développer des cancers, particulièrement chez les jeunes enfants et les jeunes adultes (23). Le professeur de bioimagerie à l’Institut de Sciences biomédicales de l’Université de Ulster, C Vyvyan Howard, est un des professeurs repsonsables de l’études « Les influences environnementales dans l’étiologie du cancer ». Il déclare : « les contaminants environnementaux, en particulier les pesticides de synthèse et les organochlorés avec des propriétés de perturbation du système hormonal, peuvent constituer des facteurs majeurs de déclenchement de tumeurs malignes hormono-dépendantes (...) on devrait maintenant s’attacher à réduire l’exposition à ces produits chimiques problématiques. ».

Le glyphosate, principal ingrédient de la formule Roundup de Monsanto, a été catégorisé cancérigène probable chez l’humain (catégorie 2A) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC/IARC) de l’Organisation mondiale de la santé en 2015 (24).

La maladie de Parkinson

De tous les produits chimiques qui montrent des liens avec la maladie de Parkinson, les pesticides sont ceux qui dénotent les liens les plus évidents. Des recherches récentes ont montré des taux plus élevés de la maladie de Parkinson chez les personnes qui ont été exposées à des pesticides sur une longue période dans le cadre de leurs environnements de travail (25). Depuis mai 2012, en raison des pressions combinées des dockers et des agriculteurs, le Parkinson est considéré comme maladie professionnelle en France. Aussi en France, c’est la seconde maladie neurodégénérative liée à l’usage des pesticides qui est reconnue, après l’Alzheimer (26).

De nombreuses études s’intéressent spécifiquement aux liens entre le glyphosate et les conditions neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson (27) (28).

Les perturbations endocriniennes

Dans les dernières années, les scientifiques sont devenus de plus en plus préoccupés à propos des nombreux produits chimiques qui agissent comme perturbateurs endocriniens (interférant avec les hormones dans le corps) même à des doses très faibles. Spécialement durant la grossesse ou la puberté, les perturbateurs endocriniens peuvent entraîner des effets irréversibles, même s’il n'y a pas de signes évidents de toxicité sur le moment (29). À ce jour, 127 substances actives de type pesticides autorisées en Europe sont soupçonnées d’être des perturbateurs endocriniens, et le Roundup fait partie de ceux-ci.

Des études soulignent d’ailleurs les impacts de l'herbicide à base de glyphosate Roundup de Monsanto sur le système endocrinien, ce qui entraînerait des effets particulièrement négatifs sur la reproduction, incluant la quantité de spermatozoïdes dans le sperme (30).

Les troubles neurologiques (TDAH)

Les enfants exposés à des concentrations importantes de pesticides via les fruits et légumes cultivés aux États-Unis sont plus susceptibles de souffrir de troubles déficitaires de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Cela a été montré par une étude scientifique menée au Canada et aux États-Unis (31).

Une nouvelle étude, publiée en 2015, a démontré un lien positif entre l’augmentation de l’utilisation des pesticides à base de glyphosate et l’augmentation des cas de TDAH dans les populations avoisinantes des zones d’applications (32). De nouvelles études nord-américaines réalisées auprès de familles d'agriculteurs ont établi des liens entre l'utilisation de glyphosate et des taux plus élevés de TDAH chez les enfants (33).

Les anomalies congénitales

Durant la dernière décennie, plusieurs pays d'Amérique du Sud ont aussi vu un accroissement énorme de la production de cultures OGM résistant au glyphosate et les rapports provenant de ces zones suscitent de graves inquiétudes quant aux impacts sur la santé de l’augmentation de l’usage du glyphosate. En Argentine, dans la province du Chaco, où le soja GM résistant au glyphosate est largement cultivé, les malformations congénitales ont triplé au cours des dix dernières années (34). Une autre étude menée dans un hôpital paraguayen en 2006-2007 a constaté que les femmes qui vivent à moins de 1 km des champs de soja traités aux pesticides étaient deux fois plus susceptibles de donner naissance à un enfant présentant une malformation (35).

L’infertilité

Une étude menée sur une population rurale de femmes ayant des problèmes de fertilité montre que le facteur prédominant est la préparation et l’application d’herbicides (les risques sont 27 fois plus élevés) et que ce risque serait bien plus élevé que le risque associé au fait d’avoir un partenaire masculin de plus de 40 ans (4,5 fois) ou encore celui d’une prise de poids constante au cours de l’âge adulte (3,5 fois) (38).

Les herbicides à base de glyphosate auraient des effets particulièrement nuisibles sur la reproduction et la quantité de spermatozoïdes (30).

Nous avons le droit de savoir ce que nous mangeons et j'exige l’étiquetage obligatoire des OGM au Québec.

Pour plus d’information, consultez: www.vigilanceogm.org

Sources ...

(1) James, C. (2015). Global Status of Commercialized Biotech/GM Crops: 2014, ISAAA brief No. 49. International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA): Ithaca, NY.

http://www.isaaa.org/resources/publications/briefs/49/executivesummary/pdf/b49-execsum-english.pdf

(2) Report on Sales of Pesticides in Québec 2012, Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC)

http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/bilan/index-en.htm

(3) Présence de pesticides dans l’eau au Québec 2011-2014 (in French), Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/mais_soya/portrait2011-2014/rapport2011-2014.pdf

(4) Extract from the Position de l’Ordre des agronomes du Québec sur les organismes génétiquement modifiés (in French), January 28, 2000, p. 6

(5) Sheffer, P. (2009-2010) L'influence de l'industrie agroalimentaire dans le domaine de la nutrition et la place de l'esprit critique dans la formation des diététiciens (Mémoire de master recherche de Sciences de l’éducation), Laboratoire Experice, Université Paris 8, p.

http://www.stefaneguilbaud.com/blog/wp-content/uploads/2013/11/PaulScheffer_presentation_memoire.pdf

(6) An Expert Panel Report on the Future of Food Biotechnology. (2001). Elements of Precaution: Recommendations for the Regulation of Food Biotechnology in Canada.

https://rsc-src.ca/sites/default/files/pdf/GMreportEN.pdf

(7) For the ethical management of GMOS. (October 2003). Commission de l’éthique, de la science et de la technologie

http://www.ethique.gouv.qc.ca/en/assets/documents/OGM/OGM-resume-EN.pdf

(8) Statement: No scientific consensus on GMO safety, statement made by more than 300 researchers, published via European Network of Scientists for Social and Environmental Responsibility, January 2015

http://www.ensser.org/increasing-public-information/no-scientific-consensus-on-gmo-safety/

(9) Fagan, John, Michael Antoniou, and Claire Robinson. 2014. GMO Myths and Truths. Second edition, Version 1.0. Earth Open Source. Page 128.

http://responsibletechnology.org/GMO-Myths-and-Truths-edition2.pdf

(10) Fagan, John, Michael Antoniou, and Claire Robinson. 2014. GMO Myths and Truths. Second edition, Version 1.0. Earth Open Source. Page 182.

http://responsibletechnology.org/GMO-Myths-and-Truths-edition2.pdf

(11) Aris, Aziz and Leblanc, Samuel. 2011. Maternal and fetal exposure to pesticides associated to genetically modified foods in Eastern Townships of Quebec, Canada. Reprod Toxicol. May; 31(4): 528-33.

https://www.uclm.es/Actividades/repositorio/pdf/doc_3721_4666.pdf

(12) Séralini GE, E. Clair, R. Mesnage, et al. 2012. [RETRACTED:] Long term toxicity of a Roundup herbicide and a Roundup-tolerant genetically modified maize. Food Chem Toxicol. 50:4221-4231.

http://www.gmoseralini.org/wp-content/uploads/2012/11/GES-final-study-19.9.121.pdf

(13) Codex Alimentarius, 2013. Guideline for the conduct of food safety assessment of foods derived from recombinant-DNA plants, CAC/GL 45-2003. Paragraph 43.

http://www.fao.org/fao-who-codexalimentarius/standards/list-of-standards/en/

(14) Canada just started to study the prevalence of food allergies, but the Centers for Disease Control and Prevention in the United States report that in children under 18 years old, the prevalence of allergies has increased from 3.4% in 1997 to 5.1% in 2009-2011. See Kristen D. Jackson, LaJeana D. Howie, Lara J. Akinbami. 2013. Centers for Disease Control and Prevention. National Center for Health Statistics Data Brief Number 121, May. Trends in Allergic Conditions Among Children: United States, 1997–2011

http://www.cdc.gov/nchs/data/databriefs/db121.html

(15) Tucker, Erika. 2014. Why are potentially deadly food allergies in kids on the rise? Global News. October 17.

http://globalnews.ca/news/1618773/why-are-potentially-deadly-food-allergies-in-kids-on-the-rise/

(16) Développement de résistance aux antibiotiques, Source d’information sur les organismes génétiquement modifiés du Gouvernement du Québec http://www.ogm.gouv.qc.ca/sante_et_environnement/sante/risques_potentiels/dev_resistance_antibiotiques.html

(17) World Health Organization, Frequently asked questions on genetically modified foods. Accessed August 23, 2015.

http://www.who.int/foodsafety/areas_work/food-technology/faq-genetically-modified-food/en/

(18) European Commission, GMO Compass. Food Safety Evaluation Antibiotic Resistance Genes: A Threat? Accessed August 23, 2015.

http://www.gmo-compass.org/eng/home/

(19) In 2014, Quebec has sown 502,000 hectares of GMO (including corn and soya, but excluding canola in absence of complete statistics)

http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/agriculture/grandes-cultures/index.html

(20) An Expert Panel Report on the Future of Food Biotechnology. 2001. Elements of Precaution: Recommendations for the Regulation of Food Biotechnology in Canada. Page 46. https://rsc-src.ca/sites/default/files/pdf/GMreportFR.pdf

(21) Ibid. Pages 47 an 55.

https://rsc-src.ca/sites/default/files/pdf/GMreportFR.pdf

(22) Definition of pesticides on the Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux Changements climatiques (MDDELCC) Web Site. April 11, 2016, http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/apropos_en.htm

(23) JOHN A. NEWBY BSc & C. VYVYAN HOWARD MB, ChB, PhD, FRCPath Environmental influences in cancer aetiology Journal of Nutritional and Environmental Medicine 2006, 1 59,

http://www.precaution.org/lib/enviro_influences_on_cancer.060401.pdf

(24) Kathryn Z Guyton & al., on behalf of the International Agency for Research on Cancer Monograph Working Group, IARC, Lyon, France. Carcinogenicity of tetrachlorvinphos, parathion, malathion, diazinon, and glyphosate

http://www.thelancet.com/journals/lanonc/article/PIIS1470-2045(15)70134-8/abstract

(25) Parkinson’s Disease Foundation

http://www.pdf.org/environment_parkinsons_tanner

(26) Le lien entre la maladie de Parkinson et les pesticides officiellement reconnu
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/09/le-lien-entre-la-maladie-de-parkinson-et-les-pesticides-officiellemen_reconnu_1698543_3244.html#QkPBdMWLmR8cXJiU.99

(27) Gui YX and al. Neurotoxicol Teratol. 2012 May-Jun; Glyphosate induced cell death through apoptotic and autophagic mechanisms

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22504123

(28) Anthony Samsel and Stephanie Seneff, Entropy 2013, 15(4), 1416-1463, Glyphosate’s Suppression of Cytochrome P450 Enzymes and Amino Acid Biosynthesis by the Gut Microbiome: Pathways to Modern Diseases

http://www.mdpi.com/1099-4300/15/4/1416

(29) Zoeller RT et al (2012) Endocrine-Disrupting Chemicals and Public Health Protection: A Statement of Principles from The Endocrine Society Endocrinology Vol. 153 pp. 4097–4110

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22733974

(30) Clair, É., et al. A glyphosate-based herbicide induces necrosis and apoptosis in mature rat testicular cells in vitro, and testosterone decrease at lower levels. Toxicol. in Vitro (2012), doi:10.1016/j.tiv.2011.12.009

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22200534

(31) Maryse F. Bouchard and al. may 2010, Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder and Urinary Metabolites of Organophosphate Pesticides

http://pediatrics.aappublications.org/content/pediatrics/early/2010/05/17/peds.2009-3058.full.pdf

(32) Fluegge KR, PLoS One. 2015 Aug 19, Glyphosate Use Predicts ADHD Hospital Discharges in the Healthcare Cost and Utilization Project Net (HCUPnet): A Two-Way Fixed-Effects Analysis

http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0133525

(33) Garry VF et al. (2002) Birth defects, season of conception, and sex of children born to pesticide applicators living in the Red River Valley of Minnesota, USA. Environmental Health Perspectives Vol. 110 pp. 441-449

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1241196/

(34) López SL et al (2012) Pesticides Used in South American GMO-Based Agriculture: A Review of Their Effects on Humans and Animal Models. Advances in Molecular Toxicology Vol. 6 pp. 41-75

http://urantiagaia.org/eng/vital/agrotoxico/agrotoxico_sul_america.pdf

(35) Benítez-Leite S, Macchi ML & Acosta M (2009) Malformaciones congénitas asociadas a agrotóxicos [Congenital malformations associated with toxic agricultural chemicals]. Archivos de Pediatría del Uruguay Vol. 80 p. 237-247

(36) Risk factors for female infertility in an agricultural region , Greenlee AR, Arbuckle TE, Chyou PH, Epidemiology. 2003 Jul;14(4):429-36.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12843768

(37) Clair, É., et al. A glyphosate-based herbicide induces necrosis and apoptosis in mature rat testicular cells in vitro, and testosterone decrease at lower levels. Toxicol. in Vitro (2012), doi:10.1016/j.tiv.2011.12.009

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22200534