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Pourquoi étiqueter les OGM?

NOTRE ENVIRONNEMENT

À l’apparition des premiers OGM sur le marché, les compagnies de biotechnologies avaient promis que les OGM allaient être bénéfiques pour l’environnement, principalement grâce à une diminution de l’usage des pesticides. Après 20 ans, force est de constater que 85% des OGM sont créés pour résister à un herbicide et que ce type de culture a entraîné une augmentation de l’utilisation des pesticides (1).

Les cultures génétiquement modifiées (GM) soutiennent un modèle agricole intensif, fortement dépendant des intrants pétroliers (ex : pesticides, engrais chimiques, transports). Cela contribue notamment à la perte de biodiversité, à la contamination des écosystèmes aquatiques et des sols et aux changements climatiques.

L’étiquetage des OGM nous permettrait de choisir les aliments que nous consommons et, par la même occasion, d’utiliser nos choix pour influencer les modèles de production agricole afin de protéger notre. Exigeons le droit de savoir!

Impacts des pesticides et des OGM sur l'environnement

Aujourd’hui, deux types d’OGM dominent le marché : les plantes transgéniques résistantes aux insectes et celles résistantes aux herbicides. Bien que ces deux plantes ont des impacts différents sur l’environnement, elles nécessitent toutes deux l’utilisation de pesticides, avec des effets négatifs sur la biodiversité des écosystèmes, notamment la faune, la flore, l’eau et les sols.

Deux types d'OGM

Les plantes résistantes aux insectes sont génétiquement modifiées afin de tuer les insectes ravageurs. On les appelle les cultures Bt car elles produisent une toxine issue d’un gène dérivé de la bactérie des sols Bacillus thuringensis (Bt).

Les plantes résistantes aux herbicides sont modifiées génétiquement afin de survivre à des épandages d’herbicides tels que le glyphosate (Roundup) et/ou du glufosinate ammonium (Liberty Link), pour que les fermiers puissent utiliser les produits chimiques sur les « mauvaises herbes » sans protéger les plantes. (2)

Glyphosate

Le glyphosate est l’agent actif de multiples formulations d’herbicides, dont le plus connu est le Roundup de Monsanto. Ces herbicides sont formés de plusieurs autres produits chimiques, ce qui est susceptible d’en exacerber la toxicité et les impacts sur notre environnement et notre santé. Les pesticides à base de glyphosate sont des pesticides qu’on appelle “systémiques”, c’est-à-dire qu’ils s’intègrent à toute la plante, ses feuilles, ses racines, sa sève, etc. Cela signifie que les résidus de pesticides sont intégrés dans nos aliments et ne peuvent être simplement nettoyés.

Les pesticides à base de glyphosate sont les plus vendus au Québec et au monde et leurs ventes au Québec ont augmenté de 71 % de 2006 à 2012 (3). Cette augmentation est un des principaux facteurs de la hausse globale des ventes de pesticides au Québec. En 2010, on comptait plus de 750 produits à base de glyphosate sur le marché mondial. (4) Au Québec, ils sont employés avec pratiquement toutes les cultures GM, notamment le soya et le maïs. Ils se retrouvent donc partout dans nos écosystèmes, et notamment dans 88% des échantillons prélevés dans nos cours d’eau dans le cadre du rapport du MDDELCC. (5).

Une des grosses lacunes dans la réglementation des pesticides est que les agences analysent uniquement la dangerosité de l’agent actif et non pas la formule commerciale complète, qui contient plusieurs produits chimiques. C’est cette dernière formulation que l’on disperse massivement dans notre environnement. Certains pesticides commerciaux ont démontré des taux de toxicité 1000 fois supérieurs à leurs agents actifs seuls. (6)

Faune

Les plantes résistantes aux insectes ne sont pas seulement toxiques pour les insectes ciblés, mais aussi pour des insectes non ciblés. Il a été montré qu’une exposition prolongée au pollen de maïs Bt affectait le comportement (7) et la survie (8) du papillon monarque, le plus connu des papillons d’Amérique du Nord. (9, 10, 11, 12) Il a aussi été montré depuis longtemps que les pesticides peuvent avoir des répercussions négatives sur les colonies d’abeilles mellifères (13). Des études ont démontré que les plantes Bt peuvent avoir des impacts négatifs sur de nombreux insectes non ciblés tels que thrycoptères (14), les papillons Monarque (15, 16), les papillons Machaon (17), les coccinelles (18), et les abeilles mellifères (19).

Un tiers de l’alimentation mondiale dépend de la faune pollinisatrice

Une étude de l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture met de l'avant que la faune pollinisatrice est le facteur le plus déterminant des rendements agricoles. (20)

Cette impossibiliter de limiter l'action toxique aux insectes nuisibles peut affecter négativement des organismes bénéfiques. Par exemple, les plantes Bt sont néfastes (21) pour des insectes importants dans le contrôle naturel des ravageurs du maïs, comme les chrysopes vertes. (22, 23, 24, 25). Au Canada, comme ailleurs, l’évaluation des risques environnementaux des cultures Bt prend uniquement en compte la toxicité aiguë directe sans évaluer les effets sur les organismes situés plus haut dans la chaîne alimentaire, mais les chrysopes vertes sont à risques en raison de la toxicité des cultures Bt à travers les proies dont elles se nourrissent. Le mode d’évaluation basé uniquement sur les risques directs a largement été critiqué, et beaucoup de scientifiques estiment que les impacts des cultures Bt nécessitent des études prenant compte de tous les niveaux de la chaîne alimentaire. (26, 27, 28 29).

Plantes transgéniques : chaque solution créée de nouveaux problèmes

Le maïs Bt est plus sensible à un type de puceron (aphide) que le maïs conventionnel, en raison d’une altération des composants chimiques de sa sève. Cette altération n’a pas été décrite lors des demandes de mise sur le marché de maïs Bt malgré le fait qu’elle a des implications écologiques importantes. Les interactions plantes et insectes sont trop complexes pour être mesurées par l’évaluation des risques. (30)


Flore et mécanismes de résistances

Les plantes résistantes aux herbicides contribuent à l’augmentation de l’usage de pesticides, entraînant une diminution de la biodiversité. (31) Un des principaux enjeux de l’épandage de pesticides, en incluant l’usage des toxines Bt, est le développement de résistances des insectes comme des plantes, notamment des « mauvaises herbes ». Le développement de résistances contribue à diminuer l’efficacité des pesticides et à inciter les utilisateurs et utilisatrices à en augmenter l’usage.

Développement de « super mauvaises herbes »

L’utilisation répétée de certains herbicides exerce une pression de sélection sur les mauvaises herbes, et résulte en l’habilité d’une population de mauvaises herbes à survivre à une application d’herbicide (32). Dès 1996, une première plante résistante au glyphosate a été découverte en Australie (33) et ce nombre n’a cessé de croître depuis. L’évolution et la propagation de la résistance des mauvaises herbes, surtout au glyphosate, sont devenues un sérieux problème dans les pays qui cultivent les plantes Roundup Ready à grande échelle, comme les États-Unis et le Canada (34, 35, 36, 37). Face à ces « mauvaises herbes », les agricultrices et agriculteurs se retrouvent dans l’obligation d’utiliser davantage de glyphosate ou un mélange d’autres herbicides pour contrôler les « mauvaises herbes ». (38) Au Canada, depuis 1996, plus de 100 espèces de « mauvaises herbes » (39) ont développé des résistances à des herbicides.

Les écosystèmes des sols

L’utilisation de pesticides et de cultures GM appauvrit les écosystèmes des sols. De nombreuses cultures Bt sécrètent leur toxine de la racine vers le sol (40). Les résidus des cultures GM restant dans les champs contiennent de la toxine Bt active (41, 42, 43). L’utilisation d’herbicides sur les cultures de soja GM conduit à la diminution de la quantité de bactéries bénéfiques fixant l’azote dans le sol (44, 45).

Les herbicides à base de glyphosate réduisent également la biodiversité des micro-organismes qui vivent dans les sols. (46) Le glyphosate peut être dégradé par certains micro-organismes, et sa durée de vie dans les sols dépend du type de sol en jeu de même que des espèces et de l’abondance des micro-organismes présents. Les racines des plantes ayant été traitées avec du glyphosate en relâchent aussi dans les sols. Le glyphosate a tendance à se fixer à certains minéraux retrouvés dans les sols, tels que le magnésium, le fer et le potassium, les empêchant ainsi d’être absorbés par les plantes.

Le glyphosate est aussi considéré comme un antibiotique. D’une façon similaire à un antibiotique utilisé en médecine, le glyphosate va potentiellement tuer le microbiote du sol qui est l'ensemble des micro-organismes (bactéries, levures, champignons, virus). Cela a pour effet de diminuer la capacité du sol à nourrir les plantes et résister aux parasites. (47)

Les écosystèmes aquatiques

Les pesticides infiltrent inévitablement les cours d’eau. C’est le cas des déchets agricoles provenant de maïs Bt qui infiltrent les cours d’eau, là où la toxine Bt pourrait s’avérer toxique envers certains insectes. (48) C’est aussi le cas pour les herbicides à base de glyphosate qui sont très solubles dans l’eau. Ils persistent dans les eaux de surface et demeurent hautement toxiques pour les organismes aquatiques et les amphibiens. (49) Sur l’étiquette de son produit, Monsanto indique d’ailleurs que le Roundup est toxique pour les organismes aquatiques, et avise les utilisateurs d’éviter de l’appliquer directement sur tout plan d’eau (50).

En octobre 2015, le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques (MDDELCC) faisait paraître un rapport (51) concluant que « les herbicides associés aux cultures de maïs et de soya sont omniprésents dans l’eau des rivières du sud du Québec ». Parmi les 27 rivières échantillonnées, entre 4 et 10 pesticides ont été détectés dans les 6 rivières les moins affectées, plus de 14 dans 8 autres cours d’eau et entre 20 et 33 dans les 13 autres. Le rapport conclut qu’avec l’utilisation de ces produits la fréquence des dépassements des critères de qualité de l’eau visant la protection des espèces aquatiques est passée de 14 % environ (de 2008 à 2010) à tout près de 100 % dans les stations du réseau de base et que « les concentrations de l’herbicide glyphosate ont continué à augmenter dans l’eau des rivières ».

La contamination génétique par les OGM

Les séquences génétiques des OGM peuvent contaminer d’autres plantes. Cette contamination aurait des conséquences particulièrement graves dans les centres d’origine, où proviennent les ancêtres des plantes que nous cultivons. Elles constituent par ailleurs un important réservoir de matériel génétique précieux pour la biodiversité agricole. (52)

Une menace pour l'agriculture biologique

La contamination par les OGM constitue une menace pour l’alimentation et l’agriculture biologique. Les agricultrices et agriculteurs biologiques, en accord avec les standards de Canada Biologique, n’utilisent pas de semences GM ni de pesticides de synthèse. Cette contamination par les OGM peut se révéler difficile ou impossible à contrôler ou inverser. Dans les 20 dernières années, il y a eu plusieurs cas de contamination, qui ont eu des impacts économiques et environnementaux importants pour les agricultrices et agriculteurs biologiques qui dispensent un important service environnemental.

Pour plus d'informations, consultez le rapport de 2015 sur les OGM intitulé « Les OGM sont-ils bénéfiques pour l'environnement »

Modèle agricole et environnement

OGM et pesticides : un cercle vicieux

L’utilisation répandue des plantes résistantes aux insectes et celles résistantes aux herbicides ont engendré une augmentation de l’utilisation de pesticides, et conséquemment le développement de résistances chez les insectes et les « mauvaises herbes ». Les cultures tolérantes aux herbicides, particulièrement celles appelées Roundup Ready, ont encouragé la pulvérisation répétée du même herbicide sur de vastes superficies de terres agricoles. Cela a bien sûr diminué l’efficacité de certains pesticides et résulté en un usage plus intensif des pesticides. Cette stratégie, intégrée dans la logique du modèle agro-industriel, a généré un véritable cercle vicieux.

« Malgré l’utilisation massive du glyphosate, un herbicide à large spectre conçu pour contrôler une grande variété de mauvaises herbes, l’usage d’autres herbicides n’est pas éliminé pour autant et ces derniers demeurent bien présents. En effet, ces produits sont souvent utilisés en combinaison avec le glyphosate. D’ailleurs, afin de limiter le développement de la résistance des mauvaises herbes au glyphosate, les fabricants conçoivent des formulations de mélanges commerciaux contenant un ou plusieurs autres herbicides avec un mode d’action différent ou recommandent des mélanges de matières actives différentes. »

- MDDELCC (53)

Les « super mauvaises herbes »

Étant continuellement exposées à des herbicides, certaines « mauvaises herbes » ont développé des résistances à ces substances, exigeant une utilisation accrue d’herbicides pour les éliminer. (54). La stratégie de l’industrie pour répondre à ces résistances des « mauvaises herbes » consiste essentiellement à commercialiser de nouvelles cultures GM résistantes à d’autres herbicides, tels que le 2,4-D et le dicamba. Cette stratégie risque d'engendrer les même problèmes que ceux observés avec la surutilisation du glyphosate et fait maintenant anticiper un plus grand usage du 2,4-D et du dicamba.

Le 2,4-D

Le 2,4-D était un ingrédient de l'agent orange, herbicide utilisé à large échelle durant la guerre du Viêt Nam. Il est classé comme un perturbateur endocrinien ou suspecté de l'être dans plusieurs pays. En raison de son procédé de fabrication, le 2,4-D est souvent contaminé par les dioxines, qui sont des composés chimiques hautement toxiques et bioaccumulables dans la chaîne alimentaire. Le 2,4-D est le deuxième herbicide le plus utilisé au Canada, après les préparations à base de glyphosate. La Suède, la Norvège et le Danemark l'ont interdit totalement et le Canada seulement dans les espaces verts publics.

Dicamba

Le dicamba est souvent utilisé en complément du Roundup de Monsanto et fréquemment appliqué par avion. Il est suspecté d’être tératogène chez l’homme, c’est-à-dire susceptible d’entraîner la production de malformation et pourrait aussi interférer avec les processus de reproduction. Les symptômes d’empoisonnement chez l'homme par le dicamba sont largement connus : perte d’appétit, vomissements, douleurs et contractions musculaires (spasmes, battements de cœur) essoufflement, effets sur le système nerveux central, traces d'acide benzoïque dans l'urine, incontinence, cyanose (peau bleue), et épuisement induit par spasmes musculaires répétés. L’inhalation peut être suivie d'irritation des cloisons nasales, des poumons et d’une perte de voix.

Un modèle agro-industriel chimique et toxique

Les cultures GM et les pesticides sont partie d’un modèle d’agriculture intensive qui est dépendant des intrants pétroliers (ex : pesticides, engrais chimiques, transports) et contribue aux changements climatiques ainsi qu’à la contamination de l’eau et à l’épuisement des sols.

En octobre 2015, Radio-Canada a publié le reportage « Québec a perdu le contrôle des pesticides » portant sur la hausse des ventes de pesticides au Québec et la contamination des cours d’eau par les pesticides. Ce reportage s’appuie sur la publication du rapport Présence de pesticides dans l’eau au Québec : Portrait et tendance dans les zones de mais et de soya – 2011 à 2014 (55) et du Bilan de vente des pesticides 2012 du Ministère de Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Il montre que la hausse globale de 27% des ventes de pesticides au Québec entre 2006 et 2012 ne s’explique pas par une expansion des terres agricoles, puisque celles-ci ont diminué de 4% durant la même période, mais par une augmentation de la quantité de pesticides appliquée par hectare. (56)

En offrant le choix aux différents acteurs de la chaîne agroalimentaire, l’étiquetage obligatoire des OGM pourrait contribuer à favoriser une transition nécessaire vers une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Cette transition ne pourrait qu’être positive pour la biodiversité, la santé et l’économie.

Des solutions pour une agriculture durable

L’agroécologie vise à pratique une agriculture plus soutenable en imitant les processus de la nature. L’approche agroécologique est conçue afin de se concentrer sur les connaissances des agricultrices et agriculteurs pour maximiser la biodiversité, recycler les nutriments et les ressources naturelles, développer des sols fertiles, et se concentrer sur les interactions entre les espèces et le système agricole.

L’agriculture biologique est une des approches agroécologiques. Selon le rapport Agriculture biologique et sécurité alimentaire de l’Organisation pour l’Alimentation et l’agriculture (FAO) des Nations Unies « l’agriculture biologique a le potentiel de satisfaire la demande alimentaire mondiale avec un impact mineur sur l’environnement ». Nous n’avons donc pas besoin de perpétuer une agriculture productiviste qui épuise nos écosystèmes et nos ressources, tout en polluant notre environnement. (57) L’agriculture biologique ne permet pas l’utilisation d’engrais chimique ou de pesticides, et vise à protéger l’environnement, en maintenant et développement la fertilité des sols et la diversité biologique, et compte sur les ressources renouvelables des systèmes agricoles. L’agriculture biologique ne permet pas non plus l’utilisation de semences GM ou l’alimentation des animaux avec des OGM

L’agroécologie va encore plus loin que l’agriculture biologique. En plus de techniques comme le compostage, la recherche de complémentarités entre les espèces, la culture sur buttes et bien d’autres, elle cherche à intégrer une gamme de pratiques écologiques de l’espace cultivé, comme l’économie et l’utilisation intelligente de l’eau, la lutte contre l’érosion, les haies brise-vent, le reboisement, etc. (58)

Ces deux systèmes agricoles doivent être encouragés par des mesures gouvernementales et par les consommateurs qui doivent se solidariser avec les agriculteurs locaux qui utilisent ces techniques.

- MDDELCC (59)

Les pratiques agricoles saines doivent être encouragées par des mesures gouvernementales et par des choix de consommation éclairés. Les OGM doivent laisser place à des techniques d’avenir, permettant de développer une agriculture viable et durable, respectueuse de l’environnement et de nos sociétés.

Nous avons le droit de savoir ce que nous mangeons et j'exige l’étiquetage obligatoire des OGM au Québec.

Pour plus d’information, consultez: www.vigilanceogm.org

Sources ...

(1) James, C. (2015). Global Status of Commercialized Biotech/GM Crops: 2014. ISAAA brief No. 49. International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications (ISAAA): Ithaca, NY

http://www.isaaa.org/resources/publications/briefs/49/executivesummary/pdf/b49-execsum-english.pdf

(2) Michaud, D. (2005). Impact environnemental des cultures transgéniques cultivées au Québec, Rapport final Projet PARDE o2-1 présenté au Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Université Laval

http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/biodiversite/biosecurite/parde-02-11.pdf

(3) (2012). Bilan de vente des pesticides au Québec, Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux Changements climatiques du Québec (MDDELCC)

http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/pesticides/bilan/

(4) Krüger M, Schledorn P, Schrödl W, Hoppe HW, Lutz W, et al. (2014) Detection of Glyphosate Residues in Animals and Humans. J Environ Anal Toxicol 4:210. doi: 10.4172/2161-0525.1000210

http://www.omicsonline.org/open-access/detection-of-glyphosate-residues-in-animals-and-humans-2161-0525.1000210.php?aid=23853

(5) GIROUX, I. (2015). Présence de pesticides dans l’eau au Québec : Portrait et tendances dans les zones de maïs et de soya – 2011 à 2014, Québec, ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Direction du suivi de l’état de l’environnement, ISBN . 978-2-550-73603-5, 47 p. + 5 ann.

http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/flrivlac/pesticides.htm

(6) Mesnage, R., Defarge, N., Spiroux de Vendômois, J., Séralini, G.-E. (2014). Major Pesticides Are More Toxic to Human Cells Than Their Declared Active Principles, University of Caen, Institute of Biology, CRIIGEN and Network on Risks, Quality and Sustainable Environment MRSH-CNRS

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3955666/

(7) Prasifka, P.L., Hellmich, R.L., Prasifka, J.R. & Lewis, L.C. 2007. Effects of Cry1Ab-expressing corn anthers on the movement of monarch butterfly larvae. Environ Entomolology 36:228-33

(8) Dively, G.P., Rose, R., Sears, M.K., Hellmich, R.L. Stanley-Horn, D.E. Calvin, D.D. Russo, J.M. & Anderson, P.L.. 2004. Effects on monarch butterfly larvae (Lepidoptera: Danaidae) after continuous exposure to Cry1Ab expressing corn during anthesis. Environmental Entomology 33: 1116-1125.

http://lib.dr.iastate.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1092&context=ent_pubs

(9) Lang, A. & Vojtech, E. 2006. The effects of pollen consumption of transgenic Bt maize on the common swallowtail, Papilio machaon L. (Lepidoptera, Papilionidae). Basic and Applied Ecology 7: 296—306.

http://stopogm.net/sites/stopogm.net/files/webfm/plataforma/btlangetalpaper.pdf

(10) Darvas, B., Lauber, E., Polga´r, L. A., Peregovits, L., Ronkay, L., Juracsek, J., et al. (2004). Nontarget effects of DK-440-BTY (Yieldgard) Bt-corn. First Hungarian–Taiwanese entomological symposium, 11–12 October 2004, Budapest Hungarian National History Museum (p. 5).

(11) Felke, V.M. & Langenbruch, G.A. 2003. Wirkung von Bt-Mais-Pollen auf Raupen des Tagpfauenauges im Laborversuch (Effect of Bt-maize-pollen on caterpillars of Inachis io in a laboratory assay). Gesunde Pflanzen, 55: 1-7.

(12) Felke, M., Lorenz, N. & Langenbruch, G-A. 2002. Laboratory studies on the effects of pollen from Bt-maize on larvae of some butterfly species. Journal of Applied Entomology 126: 320–325.

(13) Michaud, D. (2005). Impact environnemental des cultures transgéniques cultivées au Québec, Rapport final Projet PARDE o2-1 présenté au Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Université Laval

http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/biodiversite/biosecurite/parde-02-11.pdf

(14) Rosi-Marshall, E. J., J. L. Tank, T. V. Royer, M. R. Whiles, M. Evans-White, C. Chambers, N. A. Griffiths, J. Pokelsek, and M. L. Stephen. 2007. Toxins in Transgenic Crop Byproducts May Affect Headwater Stream Ecosystems. Proceedings of the National Academy of Sciences 104 (41): 16204–8

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(15) Losey, John E., Linda S. Rayor, and Maureen E. Carter. 1999. Transgenic Pollen Harms Monarch Larvae. Nature 399 (6733): 214–214

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(16) Jesse, Laura C. Hansen, and John J. Obrycki. 2000. Field Deposition of Bt Transgenic Corn Pollen: Lethal Effects on the Monarch Butterfly. Oecologia 125 (2): 241–48.

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(17) Lang, Andreas, and Eva Vojtech. 2006. The Effects of Pollen Consumption of Transgenic Bt Maize on the Common Swallowtail, Papilio Machaon L. (Lepidoptera, Papilionidae). Basic and Applied Ecology 7 (4): 296–306.

(18) Hilbeck, Angelika, Joanna M. McMillan, Matthias Meier, Anna Humbel, Juanita Schläpfer-Miller, and Miluse Trtikova. 2012. A Controversy Re-Visited: Is the Coccinellid Adalia Bipunctata Adversely Affected by Bt Toxins? Environmental Sciences Europe 24 (1): 1–12.

(19) Ramirez-Romero, R., N. Desneux, A. Decourtye, A. Chaffiol, and M. H. Pham-Delègue. 2008. Does Cry1Ab Protein Affect Learning Performances of the Honey Bee Apis Mellifera L. (Hymenoptera, Apidae)? Ecotoxicology and Environmental Safety 70 (2): 327–33.

http://stopogm.net/sites/stopogm.net/files/hymenopteraramirez.pdf

(20) L.A. Garibaldi. Mutually beneficial pollinator diversity and crop yield outcomes in small and large farms. Science. Vol. 351, January 22, 2016, p. 388. doi: 10.1126/science.aac.7287.

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(21) Obrist, L.B., Dutton, A., Romeis, J. & Bigler, F. 2006. Biological activity of Cry1Ab toxin expressed by Bt maize following ingestion by herbivorous arthropods and exposure of the predator Chrysoperla carnea. BioControl 51: 31-48.

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(22) Andow, D.A. and A. Hilbeck. 2004. Science-based risk assessment for non-target effects of transgenic crops. Bioscience 54: 637-649.

http://stopogm.net/sites/stopogm.net/files/NontargetAndowetal.pdf

(23) Obrist, L.B., Dutton, A., Romeis, J. & Bigler, F. 2006. Biological activity of Cry1Ab toxin expressed by Bt maize following ingestion by herbivorous arthropods and exposure of the predator Chrysoperla carnea. BioControl 51: 31-48.

http://stopogm.net/sites/stopogm.net/files/webfm/plataforma/btobristromeispaper.pdf

(24) Harwood, J.D., Wallin, W.G. & Obrycki, J.J. 2005. Uptake of Bt endotoxins by non-target herbivores and higher order arthropod predators: molecular evidence from a transgenic corn agroecosystem. Molecular Ecology 14: 2815-2823.

http://stopogm.net/sites/stopogm.net/files/webfm/plataforma/btharwoodetalpaper2005.pdf

(25) Lövei, G.L. & Arpaia, S. 2005.The impact of transgenic plants on natural enemies: a critical review of laboratory studies. Entomologia Experimentalis et Applicata 114: 1–14, 2005.

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(26) Andow, D.A. & Zwahlen, C. 2006. Assessing environmental risks of transgenic plants. Ecology Letters 9: 196-214.

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1461-0248.2005.00846.x/full

(27) Snow, A. A., Andow, D.A., Gepts, P., Hallerman, E. M., Power, A., Tiedje, J. M. & Wolfenbarger, L.L. 2005. Genetically engineered organisms and the environment: current status and recommendations. Ecological Applications, 15: 377–404.

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(28) Andow, D.A. & A. Hilbeck. 2004. Science-based risk assessment for non-target effects of transgenic crops. Bioscience, 54: 637-649.

http://bioscience.oxfordjournals.org/content/54/7/637.abstract

(29) Knols, B.G.J. and M. Dicke. 2003. Bt crop assessment in the Netherlands. Nature Biotechnology 21: 973-974.

(30) Michaud, D. (2005). Impact environnemental des cultures transgéniques cultivées au Québec, Rapport final Projet PARDE o2-1 présenté au Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Université Laval

http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/biodiversite/biosecurite/parde-02-11.pdf

(31) Insérer une référence (résistance pesticides et diminution biodiversité)

(32) Michaud, D. (2005). Impact environnemental des cultures transgéniques cultivées au Québec, Rapport final Projet PARDE o2-1 présenté au Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Université Laval

http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/biodiversite/biosecurite/parde-02-11.pdf

(33) Michaud, D. (2005). Impact environnemental des cultures transgéniques cultivées au Québec, Rapport final Projet PARDE o2-1 présenté au Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Université Laval

http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/biodiversite/biosecurite/parde-02-11.pdf

(34) Roy, B.A. 2004. Rounding up the costs and benefits of herbicide use. Proceedings of the National Academy of Sciences 101: 13974-13975.

http://www.pnas.org/content/101/39/13974.full

(35) Baucom, R.S. & Mauricio, R. 2004. Fitness costs and benefits of novel herbicide tolerance in a noxious weed. Proceedings of the National Academy of Sciences 101: 13386–13390.

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(36) Vitta, J.I., Tuesca, D. & Puricelli, E. 2004. Widespread use of glyphosate tolerant soybean and weed community richness in Argentina. Agriculture, Ecosystems and Environment 103: 621–624.

(37) Nandula, V.K., Reddy, K.N., Duke, S.O. & Poston, D.H. 2005. Glyphosate-resistant weeds: current status and future outlook. Outlooks on Pest Management August 2005: 183-187.

https://www.ars.usda.gov/research/publications/publications.htm?SEQ_NO_115=181071

(38) J. Brooks, R., Saving glyphosate, Farm Industry News, 1er février 2003

http://farmindustrynews.com/mag/farming_saving_glyphosate/index.html

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